Aux Antilles, la saison cyclonique court de juin à novembre, avec un pic entre août et octobre. On ne contrôle pas la météo. En revanche, on contrôle entièrement la façon dont l'informatique de son entreprise s'y prépare. Et c'est cette préparation qui fait la différence entre quelques jours d'interruption et plusieurs semaines de paralysie.
Une entreprise privée de son informatique ne facture plus, ne répond plus à ses clients, ne paie plus ses fournisseurs. Voici les points à vérifier dès maintenant, par ordre d'importance.
La sauvegarde : votre police d'assurance numérique
Commençons par la question qui fâche : si vos locaux étaient inondés demain matin, que resterait-il de vos données ? Si la réponse est « le serveur qui était dans les locaux », vous n'avez pas de sauvegarde, vous avez une copie qui disparaîtra avec l'original.
La bonne pratique tient en trois chiffres, la règle du 3-2-1 :
- 3 copies de vos données : l'original et deux sauvegardes.
- 2 supports différents : par exemple un stockage local et un stockage en ligne.
- 1 copie hors site : dans un autre lieu géographique, à l'abri du même sinistre.
Et surtout : une sauvegarde qui n'a jamais été testée en restauration n'est qu'un espoir. Testez la restauration complète d'un dossier critique au moins une fois avant la saison. C'est le test le plus rentable de votre année.
L'alimentation électrique : le tueur silencieux
Les cyclones détruisent moins de serveurs par le vent que par l'électricité : coupures brutales, micro-coupures en rafale, surtensions au rétablissement du courant. Chaque équipement critique doit être protégé par un onduleur en bon état, dont la batterie a moins de trois ans et qui est capable de déclencher une extinction propre des serveurs avant épuisement.
Vérifiez aussi les protections contre la foudre et les surtensions sur vos arrivées électriques et vos liaisons réseau : un parafoudre coûte quelques dizaines d'euros, un serveur plusieurs milliers.
Avant l'alerte : la check-list des 48 heures
Quand la préfecture annonce une vigilance, il est trop tard pour organiser, mais encore temps d'exécuter. Préparez cette liste dès maintenant :
- Vérifier que la dernière sauvegarde externalisée est complète et récente.
- Recenser les équipements et leur emplacement : vous saurez ce qui manque après.
- Éteindre proprement serveurs et postes avant l'arrivée du phénomène, puis les débrancher.
- Surélever les équipements exposés et les éloigner des ouvertures.
- Emporter ou mettre au coffre les éléments irremplaçables : disques de sauvegarde locaux, documents de licences, mots de passe d'urgence.
- Garder sous la main les coordonnées de votre prestataire informatique et de votre assureur.
Après le passage : redémarrer dans le bon ordre
La précipitation au redémarrage cause presque autant de dégâts que le cyclone. Attendez une alimentation électrique stabilisée, inspectez visuellement chaque équipement avant de le rebrancher, et rallumez dans l'ordre : d'abord le réseau et les équipements de sécurité, puis les serveurs, enfin les postes de travail. Vérifiez immédiatement que les sauvegardes automatiques ont bien repris : c'est le premier réflexe, pas le dernier.
Au moindre doute sur un équipement qui a pris l'eau ou l'humidité, ne le rallumez pas : faites-le contrôler. Un disque endommagé qui redémarre peut détruire des données encore récupérables.
Le plan de reprise : la différence entre deux jours et deux semaines
Tous ces points gagnent à être écrits noir sur blanc dans un plan de reprise d'activité, même simple : qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels moyens. Un document d'une page, connu de deux personnes, vaut mieux qu'un classeur que personne n'a lu.
C'est aussi le cœur de notre métier : nos contrats d'infogérance incluent la supervision des sauvegardes en continu, et nos experts préparent avec vous le plan de reprise adapté à votre activité. Si vous voulez faire le point avant le pic de la saison, un état des lieux de votre préparation se fait rapidement, et vous repartez avec une liste claire de ce qui tient la route et de ce qui doit être corrigé.
Ne laissez pas la météo décider de la survie de votre entreprise. Contactez-nous, on regarde ça ensemble.